SIMURGH
Slavs and Tatars
Artistes
- Slavs and Tatars
- Marcel Broodthaers
- Cevdet Erek
Commissaires
- Çağla Ilk
- Misal Adnan Yıldız
- Sandeep Sodhi
SIMURGH - Slavs and Tatars
SIMURGH - Slavs and Tatars
SIMURGH - Slavs and Tatars
Remerciements
Slavs and Tatars
Cevdet Erek
Estate Marcel Broodthaers
Galerie Kraupa-Tuskany-Zeidler
Sammlung Ringier
neugerriemschneider
DERA Collection
Soutenu par le ministère de la Science, de la Recherche et des Arts du Baden-Württemberg.

L'exposition Simurgh est prolongée jusqu'au 09 juin 2025.
L'exposition personnelle du collectif international basé à Berlin Slavs and Tatars s'intitule Simurgh, nommée d'après une créature mythologique majestueuse semblable à un oiseau, ancrée dans les récits persans, turcs et d'autres histoires eurasiennes. La légende du Simurgh est riche de thèmes tels que l'unité et l'interconnexion de tous les êtres vivants, et offre des perspectives précieuses sur les concepts de coexistence et leur lien avec la démocratie, la politique représentative, l'autogestion et la construction de l'espoir. À travers divers médias – du son et du verre aux textiles et aux miroirs – l'exposition Simurgh invite à un dialogue sur l'existence, la coexistence et l'appartenance, transformant la Staatliche Kunsthalle Baden-Baden en un espace d'auto-exploration.
L'exposition Simurgh présente des œuvres commandées pour l'occasion, qui relient cet être eurasien au contexte de Baden-Baden et du Baden-Württemberg. Cela se fait à travers la tradition de récits, de fables et de mythes vivants et sans cesse renouvelés, tels qu'on en trouve également dans la Forêt-Noire. Des œuvres sélectionnées de l'artiste conceptuel pionnier Marcel Broodthaers (1924–1976) sont intégrées comme références au parcours de l'exposition, ainsi qu'une installation spatiale sonore de l'artiste basé à Istanbul Cevdet Erek. Ces éléments élargissent le cadre de l'exposition symboliquement, architecturalement et sonorement.
Slavs and Tatars se réfèrent à l'œuvre pionnière de Broodthaers Musée d’Art Moderne: Département des Aigles (1968–71), dans laquelle le rôle de l'aigle dans l'héraldique, la littérature et l'histoire françaises et allemandes est déconstruit. Ils remplacent ainsi l'aigle, symbole du nationalisme, par la figure du Simurgh, qui est résolument transnationale, voire métaphysique.
Dans le cadre de leur pratique artistique collective et discursive, Slavs and Tatars ont invité Cevdet Erek à investir conjointement la salle principale de la Kunsthalle. Pour Courtyard Ornamentation with Four Sounding Dots and a Fake Shade (2024), Erek reprend l'une de ses œuvres antérieures, initialement présentée en extérieur, et attire l'attention sur le thème du rythme. Il souligne ainsi les liens entre les motifs sonores et les répétitions rythmiques. Son œuvre met l'accent tant sur les éléments auditifs que sur les aspects visuels traditionnellement associés à l'« ornementation » architecturale.
Slavs and Tatars ont toujours porté leur intérêt sur les marges de la production de connaissances, les frontières des systèmes de croyances ainsi que les périphéries des rituels, plutôt que sur leurs centres. Car c'est précisément dans ces zones de transition que se déploient le syncrétisme et l'hybridité. Cependant, il semble tout aussi important aujourd'hui de souligner et de valoriser ce qui nous unit, autant que ce qui nous différencie. Avec cette exploration des différentes manifestations d'un symbole mythique et métaphysique dans une vaste région, Simurgh réinterprète le régionalisme – un concept au cœur de la pratique artistique de Slavs and Tatars.
La diffusion de cet oiseau mythique s'étend de l'Ukraine centrale (Semargl, l'un des neuf dieux païens de la Rus' de Kiev préchrétienne) jusqu'à la région ouïghoure dans la Chine actuelle. Parmi les allégories les plus connues du Simurgh figure le concept de l'unité dans la diversité issu du soufisme. Dans le poème La Conférence des oiseaux de Farid ud-Din Attar (1145–1221), les oiseaux entreprennent un long voyage à la recherche de leur chef, le légendaire Simurgh. À la fin, ils réalisent cependant que Dieu, ou le Transcendant, réside en eux-mêmes.
Dans l'exposition, ce poème du XIIe siècle, dans lequel le Simurgh sert d'élément narratif, constitue le cadre curatorial. Pour atteindre la montagne légendaire Qaf, les oiseaux doivent traverser sept vallées : la vallée de la volonté, de l'amour, de l'ignorance, du doute, de la solitude, des rumeurs et enfin la vallée du soi. L'exposition suit cette structure narrative et combine des œuvres antérieures de Slavs and Tatars avec de nouveaux travaux traitant de la figure du Simurgh.
Simurgh (2025) est une œuvre commandée par la Staatliche Kunsthalle Baden-Baden et le Frac des Pays de la Loire, Nantes, France. L'exposition personnelle est présentée pour la première fois dans les deux institutions : à la Staatliche Kunsthalle Baden-Baden du 14 février au 09 juin 2025, suivie d'une exposition au Frac des Pays de la Loire à l'été 2025.

















