Michael Müller

SKITS. 13 Ausstellungen in 9 Räumen (SKITS. 13 expositions en 9 salles)

26.11.2016–19.02.2017
Ein roter Vogel steht auf einer weißen Basis vor einem Spiegel.
Dieses Bild zeigt schneebedeckte Berge in einer phantasiereichen Landschaft.
Zwei Vogelstatuen stehen in einem modernen Ausstellungsraum nebeneinander.
Ein glänzendes, drahtiges Kunstwerk vor einer weißen, strukturierten Wand.
Zwei miteinander verbundene Skulpturen von Bergen auf einem Sockel.

Artiste

  • Michael Müller

Commissaire

  • Hendrik Bündge

La Staatliche Kunsthalle Baden-Baden présente, à l’occasion de la réouverture de l’étage supérieur, du 26 novembre 2016 au 19 février 2017, une vaste exposition personnelle de l’artiste berlinois Michael Müller : SKITS. 13 Ausstellungen in 9 Räumen.

Seize tonnes de sable de quartz séché au feu, des centaines de mètres de bâche pour bassin, plusieurs mètres carrés de tapis blancs et roses, des bandes de film plastique transparent rouge, un aquarium – abritant deux Axolotls albinos mexicains et 50 poissons aveugles albinos des grottes. Sans oublier : un ibis naturalisé, 600 carreaux blancs, des dizaines de tonneaux en bois de différentes essences, 200 plaques d’argile humide, ainsi que des œuvres d’Art & Language, Jan Breughel le Jeune, Angela de la Cruz, Jochen Dehn, Rolf-Gunter Dienst, Willem de Kooning, Jonathan Lasker et Vlado Martek. Ces éléments, aux côtés des dessins, peintures, sculptures, installations et vidéos de Michael Müller, constituent une partie des matériaux et œuvres exposés.

Le premier terme du titre de l’exposition – « Skits » – désigne une interruption volontaire dans la musique hip-hop, se détachant de la forme narrative fermée d’un album traditionnel. Le deuxième terme – « 13 expositions en 9 salles » – semble à première vue indiquer l’intention de Müller, en cohérence avec l’abondance matérielle qu’il a rassemblée pour cette exposition. Bien que ce catalogue paraisse éclectique, les thèmes qu’il aborde dans les neuf salles de la Kunsthalle sont variés : de la littérature, du langage et de l’écriture, en passant par la musique et la danse, la mythologie et la nature, la religion et ses rituels, l’identité de genre ou le vêtement, jusqu’au système artistique lui-même, le spectre des sujets traités est large.

Dans l’esprit de cet investissement exceptionnel en énergie et en matériaux, l’inventaire de l’exposition doit encore inclure quinze danseurs, dix musiciens et deux DJ. Ceux-ci interpréteront, lors du vernissage, une performance de quatre heures intitulée « La Troisième Répétition pour la Fête d’Anniversaire de Nietzsche en 2313 », avec des tambours, violons, violoncelle, piano et clarinettes.

L’exposition est organisée par Hendrik Bündge, curateur de la Staatliche Kunsthalle Baden-Baden.

Michael Müller (*1970 à Ingelheim am Rhein) vit et travaille à Berlin. Il a étudié la sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf auprès de Magdalena Jetelová. Son travail a récemment été présenté dans le cadre de l’exposition personnelle « Qui parle ? » au KW Institute for Contemporary Ar* à Berlin (2015). Müller est l’un des fondateurs des Kunstsaele Berlin. Depuis 2015, il est professeur à l’Université des Arts de Berlin.